Argus Maroc : Huitième réunion du Club sur le thème du financement

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Le Club Argus Maroc réunit quatre fois par an les professionnels et les experts de l’automobile autour d’une thématique clé du marché de l’occasion.

Cette 8ème rencontre réunissant concessionnaires, assureurs, loueurs, sociétés de LLD, centres auto, banques, journalistes spécialisés s’est déroulée autour du thème : « Le financement automobile sous tous ses aspects ».

Cette table ronde est organisée en vue de discuter les différents avantages et risques du financement automobile. Les échanges ont débutés par un constat général sur le sujet. Le financement VO est aujourd’hui quasi inexistant.

Selon les statistiques de l’APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement)  un véhicule neuf sur deux est financé à crédit Quant au Véhicule d’Occasion, un foyer sur deux envisage d’acheter un VO. 83% des ménages optent pour les fonds propres contre 11% partiellement à crédit et 4% à crédit, lit-on dans l’étude de l’observatoire de Wafasalaf.

Au Maroc, le crédit-bail est un marché naissant puisque sur 100 VN vendus au Maroc, 40 sont financés par un crédit classique et 20 par leasing. Les 40 restants sont réglés au comptant. Entre le crédit classique, la LOA, la LLD, la Mourabaha ou encore le Crédit ballon, les différente sociétés de financement et distributeurs automobiles ne cessent d’innover.

Cette formule se base sur le principe du crédit ballon qui permettrait l’usage d’une voiture neuve tous les 3/4 ans avec de faibles voir zéro d’apports et des mensualités compétitives qui intègrent également l’entretien du véhicule.

Trois alternatives s’offrent au client au terme du contrat, changer de véhicule et renouveler ainsi le contrat, soit de restituer le véhicule et se libérer de tout engagement sans risque de revente, ou alors de conserver le véhicule et s’acquitter de la valeur résiduelle. L’on voit bien que cette formule a pour but de permettre une meilleure accessibilité au véhicule. « La formule devient intéressante dès lors qu’un client se mets dans un esprit de renouvellement de voiture  » a affirmé Choukri EL BOUJAMAI, Directeur Partenariats Commerciaux de Wafasalaf

L’Auto expo 2018 a vu pour la première fois, le lancement officiel du financement participatif. Au moins 1200 véhicules ont été financés par les filiales des banques présentes au salon. Qui dit finance participative dans le secteur automobile, dit Mourabaha et Ijara. La Mourabaha est un contrat se basant sur les préceptes islamiques dans laquelle la banque achète la voiture neuve à la demande du client, puis lui revend la voiture avec une facilité de paiement et une marge bénéficiaire. Les taux d’intérêts sont nuls et la durée de financement peut aller jusqu’à 7 ans. La « Ijara » est similaire en quelque sorte au principe de la LOA avec l’absence de pénalité financière en cas de défaut de paiement. Le principal frein à la souscription de telles formules est logiquement la marge bénéficiaire qui diffère d’une banque à l’autre. pour comprendre l’écosystème participatif qui commence par la mise en place du marché des capitaux et d’un certain nombre de dispositifs comme le Sukuk ayant pour but de mobiliser l’épargne en investissement, pour arriver à une « Charia Compliant ».

Toujours est-il que le consommateur marocain est toujours dans une logique de propriété du véhicule d’après l’étude de l’observatoire Wafasalaf, il est difficile de l’amener vers le crédit-ballon ou la location. Il faut encore du temps pour que le consommateur considère la voiture comme un objet de consommation et non d’investissement à l’instar du marché américain.

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