Lamborghini Urus : Raging Bull

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Qu’on se le dise : les SUV de luxe ont plus que jamais le vent en poupe et tous les constructeurs prestigieux s’y mettent… ou presque.

Ainsi en 2003 Porsche et son Cayenne, premier de cordée, a tracé la voie pour Bentley, Jaguar, Maserati, Lamborghini et très bientôt Rolls Royce, et même Aston Martin…

La marque au taureau continue sur la pente ascendante qui est la sienne depuis son rachat par Audi, au sein de la nébuleuse Volkswagen et compte, en lançant son 4X4, doubler le volume de ses ventes plafonnant à quelques 3815 unités en 2017.

La Supercar des SUV

Si l’on excepte le LM002 sorti à la fin des années 1980, équipé du V12 de la mythique Countach, Lamborghini, qui ne l’oublions pas, a commencé par fabriqué des tracteurs, revient à la charge avec son premier véritable SUV créant par la même une nouvelle niche dans sa catégorie : celui des SSUV comprenez par là : Super Sport Utility Vehicle.


Le concept annonciateur a été dévoilé au printemps 2012, Lamborghini aura tout de même pris son temps pour le lancer sur le marché car faisant parti de l’ambitieux projet d’agrandissement de la marque avec un troisième membre pour une clientèle familiale.

Portant le nom évocateur d’un bœuf sauvage (un peu comme tous les modèles de la marque), l’Urus est parmi les 4×4 actuels celui dont l’allure générale est la plus … marquée.

Il ne manque pas d’air l’Urus : La proue évoque un côté très carnassier avec sa calandre béante et imposante, un regard acéré pour une face avant agressive, ligne de toit fuyante, ailes proéminentes, ouïes latérales, et un hayon arrière incliné typé « Coupé ».

L’allure générale, façon SUV coupé, se retrouve aussi avec un vitrage réduit, enfin, quatre grosses sorties d’échappement finalisent ce design athlétique.

L’Urus est un puissant gabarit puisqu’il mesure 5,11 mètres de longueur et 2,02 mètres de largeur. La hauteur est contenue, avec 1,64 mètre.

Comme l’extérieur, la planche de bord ne souhaite pas faire dans la légèreté. Pourtant, l’Urus fait la part belle aux écrans, de quoi limiter le nombre de boutons. Il y en a deux au niveau de la console centrale, plus un pour l’instrumentation.

Le bouton de démarrage, mis en avant avec un cache rouge, est situé à la base de la console, en dessous d’un levier de vitesses inspiré du monde de l’aéronautique. À l’arrière, la banquette trois places peut être remplacée par un espace pour deux. Le coffre annonce un volume généreux de 616 litres (avec un maximum de 1596 litres).

Sportissimo

La finesse n’était a priori pas une priorité de Mitja Borkert, le directeur du centre style, lors de la conception

Mais il émane de l’Urus l’impression qu‘il peut avaler tout ce qui se met en travers de son chemin.

De gros espoirs sont fondés sur son succès visant à doubler à lui seul les ventes globales de la marque italienne, même si son lien de parenté avec d’autres autos du groupe Volkswagen est bien plus fort qu’il n’y parait :

Le SUV italien embarque le V8 4.0 biturbo que l’on retrouve dans plusieurs marques du groupe (Bentley, Audi, Porsche). Il est évidemment ici bien plus poussé vers sa limite avec 650 ch et 850 Nm de couple à 2000tr/min.

Sa plateforme est la MLB Evo, la même utilisée notamment par le Bentley Bentayga.

Le V8 sera associé à une boîte ZF à convertisseur de couple dans un esprit moins radicale que les Huracan et Aventador dont les boîtes automatiques sont à double embrayage.

Malgré ses 2,2 tonnes, l’Urus est capable de franchir les 100 km/h en un peu moins de 3,6 secondes.  C’est une demi-seconde de mieux que le Bentayga, doté d’un W12 de 608 ch.

Il faut 12,8 secondes pour passer la barre des 200 km/h. La vitesse maxi est de 305 km/h.

Pour garder de l’agilité, il s’équipe de roues arrière directrices et d’un différentiel arrière. En bon SUV, sa transmission intégrale lui permet de s’aventurer hors du goudron… mais encore faut-il prendre le risque, la carrosserie n’étant pas protégée.

Mais il propose un mode de conduite spécifique pour la piste (Corsa) qui  s’ajoute aux 4 autres terrains de jeu potentiel du modèle : Strada (route), Sabbia (sable), Terra (terre) et Neve (neige)

Mais pour freiner l’ensemble de la masse, d’énormes disques de plus de 17 pouces à l’avant (carbone céramique) et 14 pouces à l’arrière sont installés.

Du sport et que du sport au programme de cet Urus dont la douloureuse s’élèvera à environ 2.000.000 DH.

Ahmed DAROUICHE.